Mais que peuvent penser aujourd’hui les moutons de France de ce dossier de
retraite traité à la hussarde sans, qu'à la fin du compte sa pérennité ne soit
assurée ?
L’avis d’ATTAC me semble crédible et cadre bien avec ma vision
personnelle ,çà tient la route. C’est donc avec plaisir que j’en assure
le relais !
« Le vote d'une réforme inique ne la rend pas plus légitime
Contre un mouvement social d'une ampleur exceptionnelle et une opinion publique
hostile, le Parlement a adopté hier la réforme Woerth-Sarkozy. Malgré le vote
du Parlement, cette réforme est toujours aussi illégitime.
Illégitime, car le candidat Nicolas Sarkozy avait déclaré en 2007 ne pas
vouloir toucher à l'âge de départ à la retraite, et n'a donc pas reçu mandat
pour le faire. Illégitime, par l'affairisme de ses promoteurs, Eric Woerth et
ses affinités avec la fortune Bettencourt, Guillaume Sarkozy, dirigeant de
Malakoff-Médéric, qui profite de la réforme pour lancer un fonds de retraite
par capitalisation. Illégitime, par le refus de toute négociation avec les
syndicats. Illégitime, car cette réforme pénalise surtout les femmes, les
jeunes, les ouvriers. Illégitime enfin, car elle signifie la soumission à la
loi des marchés financiers et des agences de notation. Tout cela pour sauver la
notation AAA de la France !
Le gouvernement et les parlementaires ont montré, à cette occasion, comment on
peut allier l'injustice sociale à l'autoritarisme antidémocratique. Le
Parlement a même aggravé le projet gouvernemental en prévoyant pour 2013 une
'réforme systémique' ('retraite par points' ou 'comptes notionnels'), synonyme
de nouvelles régression.
Un système par points, déjà en vigueur dans les régimes complémentaires de
l’ARRCO et de l’AGIRC, est un système à cotisations définies qui permet
d'ajuster par de simples mesures réglementaires le niveau du point, donc des
pensions. Le système par comptes notionnels, quant à lui, sous une apparence de
transparence, vise en réalité à accroître encore l'individualisation des
droits, faisant dépendre le niveau de la pension du seul montant des
cotisations versées par la personne. Il s'ajuste automatiquement, sans débat
social, à mesure que l'espérance de vie augmente. Dans les deux systèmes, les
ajustements étant permanents, le salarié ne peut pas connaître le taux de
remplacement de son salaire avant la liquidation de sa retraite. »
En janvier dernier, le Conseil d’orientation des retraites avait reconnu que
ces systèmes sont incapables de faire face à un choc démographique ou
économique, et que leur mise en application provoquerait à terme une nouvelle
baisse des pensions d’environ 20 %.
Une autre réforme demeure plus que jamais nécessaire. Une réforme progressiste,
qui passe au contraire par un rééquilibrage entre la rémunération du capital et
celle du travail, qui a perdu près de 200 milliards d'euros actuels par an en
20 ans. Faire cotiser les profits permettra de restaurer la retraite à 60 ans à
taux plein, tout en réduisant les inégalités entre retraité-e-s. Attac poursuit
résolument son engagement dans le mouvement multiforme de la société pour
empêcher la mise en œuvre de la réforme Woerth-Sarkozy, et imposer une réforme
conforme aux intérêts de la grande majorité. »
Mais en fait que peuvent penser ceux qui aujourd’hui sont dans l’action et ne
voient que rien ne bouge vraiment. L’argent va finir par manquer dans ces
familles laborieuses et pendant ce temps on banquète au Château ? Ont-ils enfin
compris que ce n’est pas la crise qui est responsable de cet avatar programmé
depuis des lustres par les admirateurs du sacro-saint libéralisme qui se
sont succédés au pouvoir depuis ces vingt dernières années, toutes tendances
confondues !Sont-ils vraiment prêts à poser le genou à terre et à implorer le
pardon du grand berger qui seul détient toutes les vérités ?
En ce qui me concerne je ne crois pas que la lutte soit terminée même si déjà,
les hommes forts du moment se frottent les mains en priant que la lutte
s’effiloche enfin ! La lutte pour la défense de ce qui reste des acquis sociaux
obtenus par leurs ainés après des luttes longues et dures se
poursuivra!
Le peuple aurait-il finalement compris que nos dirigeants sont des
experts en leurres et leur cadeau le plus récent en apporte une preuve
patente:
En effet Sous le bon prétexte de nous faire réaliser des économies, nous
avons été invités fermement à changer nos ampoules électriques,
pour le modèle écologique officiel. Ce fut un investissement assez lourd
à la charge des familles modestes et que se passa-t-il ensuite : dés la
fin de la campagne le cadeau est servi par ces Messieurs sans aucune gêne
sous la forme d’une augmentation significative du prix de la dite
électricité !
Alors, même un demi-éveillé a alors compris qu’on l’avait plumé deux fois
!
Ce n’était peut- être pas le moment idéal pour une telle manœuvre mais
qu’importe puisque pour nos grands dirigeants les gogos ne sont la que
pour payer et sans discuter !