Et la géothermie?
Par Duboubou 1er le vendredi, mars 9 2007, 09:37 - Bon à savoir... - Lien permanent
La géothermie à très grande profondeur ouvre des perspectives nouvelles
dans le domaine des énergies renouvelables. L’expérience menée à
Soultz-sous-Forêts, près de Strasbourg, sera à cet égard décisive. La nouvelle
technologie utilisée pour récupérer la chaleur naturellement stockée dans le
sous-sol n’a jamais été mise en oeuvre. Elle consiste à injecter de l’eau
froide à haut débit sous forte pression (100 bars) dans la roche granitique
dont la température dépasse 200°C à 5 000 mètres de profondeur. L’eau circule
dans les fractures naturelles de la roche et se réchauffe à son
contact.
L’injection d’eau se fait par un puit central creusé jusqu’à 5 000 mètres. L’eau ainsi réchauffée est extraite par deux autres puits de production. En surface, l’eau est récupérée à une température de 200°C. Après un passage dans un échangeur thermique, l’eau est transformée en vapeur qui entraîne une turbine et un alternateur qui devraient produire 5 mégawatts d’ici 2006.
L’ensemble du système est conçu pour fonctionner en continu 8000 heures par an et devrait produire un kWh à un coût compris entre 0,004 et 0,008 euros. Si cette installation-pilote donne satisfaction, deux prototypes d’une puissance de 25 mégawatts chacun pourraient être construits, de quoi alimenter en électricité une ville de 50 000 habitants. Le projet de Soultz est évalué à 50 millions d’euros, et est financé à 80 % par l’Europe.
Le potentiel offert par les sites favorables à la production d’énergie par géothermie profonde est considérable, de l’ordre de 110 000 mégawatts, soit la puissance actuelle du parc français de production d’électricité. Mais cette géothermie profonde, qui peut être exploitée sur un même site pendant au moins 20 ans, ne sera compétitive que lorsqu’une dizaine de sites existeront en France et totaliseront une capacité de plus de 300 mégawatts.
Le projet de Soultz-sous-Forêts est véritablement pionnier car il met en oeuvre une technologie propre à la géothermie des roches chaudes fracturées (HFR). Ce projet constitue une rupture technologique importante et confère à notre pays une avance technique certaine dans cette filière énergétique d’avenir.
La France aurait donc tort de se priver de cette énergie qui ne pollue pas et qui permet, à un coût d’exploitation minime, de lutter contre l’effet de serre. Ainsi, on estime à 78 Euros le prix d’une tonne de CO2 évitée par la réalisation et l’exploitation d’une installation géothermique, contre 810 Euros par le solaire thermique par exemple.
L’injection d’eau se fait par un puit central creusé jusqu’à 5 000 mètres. L’eau ainsi réchauffée est extraite par deux autres puits de production. En surface, l’eau est récupérée à une température de 200°C. Après un passage dans un échangeur thermique, l’eau est transformée en vapeur qui entraîne une turbine et un alternateur qui devraient produire 5 mégawatts d’ici 2006.
L’ensemble du système est conçu pour fonctionner en continu 8000 heures par an et devrait produire un kWh à un coût compris entre 0,004 et 0,008 euros. Si cette installation-pilote donne satisfaction, deux prototypes d’une puissance de 25 mégawatts chacun pourraient être construits, de quoi alimenter en électricité une ville de 50 000 habitants. Le projet de Soultz est évalué à 50 millions d’euros, et est financé à 80 % par l’Europe.
Le potentiel offert par les sites favorables à la production d’énergie par géothermie profonde est considérable, de l’ordre de 110 000 mégawatts, soit la puissance actuelle du parc français de production d’électricité. Mais cette géothermie profonde, qui peut être exploitée sur un même site pendant au moins 20 ans, ne sera compétitive que lorsqu’une dizaine de sites existeront en France et totaliseront une capacité de plus de 300 mégawatts.
Le projet de Soultz-sous-Forêts est véritablement pionnier car il met en oeuvre une technologie propre à la géothermie des roches chaudes fracturées (HFR). Ce projet constitue une rupture technologique importante et confère à notre pays une avance technique certaine dans cette filière énergétique d’avenir.
La France aurait donc tort de se priver de cette énergie qui ne pollue pas et qui permet, à un coût d’exploitation minime, de lutter contre l’effet de serre. Ainsi, on estime à 78 Euros le prix d’une tonne de CO2 évitée par la réalisation et l’exploitation d’une installation géothermique, contre 810 Euros par le solaire thermique par exemple.