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Le ministre de l'Intérieur François Baroin a réaffirmé samedi "solennellement" l'interdiction de publication avant dimanche 20H00 "de tout résultat, tendances ou sondages relatifs au premier tour de l'élection présidentielle", sous peine de sanction.

Le point de départ:

"...La loi française interdit la publication en métropole de sondages ou d’estimations de résultats lors d’une élection, avant les fermetures de bureaux de vote, à 20 heures. Certains blogueurs comptent passer outre, d'autres appellent au respect des règles.

Jean-Marc Morandini  a lancé la controverse le 13 avril: «Lors du premier et du deuxième tour, je mettrai en ligne les «rumeurs» qui circulent dans les rédactions à partir de 18 heures», écrit-il sur son blog. Le lendemain, l'éditeur Guy Birenbaum lui emboîte le pas: «si dimanche 22 je détiens un résultat sérieux (pas une rumeur bidon), bien évidemment, je vous le donnerai immédiatement sur ce blog, largement avant 20 heures», affirmait-t-il..."

Que s'est-il passé en réalité ?

Dimanche autour de 18 h Une panne sélective nous privait de l'accès aux sites qui devaient annoncer  le résultat du vote  avant 20h. La surprise n'était pas énorme car nul n'ignore que les hommes du pouvoir disposent de moyens leur permettant de programmer des panes à leur convenance. Toutefois ce qui nous a tout de même étonné c'est que les sites de journaux étrangers en particulier belges étaient également affectés tout comme les médias électronique basés outre-atlantique.

La liste des sites français et étrangers inaccessibles entre 18 et 20 h est certes importante mais malgré les censeurs notre recherche a tout de même abouti autour de 18h30 . C'est en provenance de la presse Suisse que le résultat du premier tour   s'est affiché sur notre écran sans problème particulier .

J'ai immédiatement mis au parfum mon épouse et mes cinq chats...

La question  qui me taraude depuis est simple: pourquoi les médias Suisse ont-ils échappé à la miraculeuse panne?

Problème diplomatique ou erreur manifeste des spécialistes ?

Pas de réponse pour le moment mais ce qui est certain c'est que 

Jean-Marc Morandini qui n’excluait pas de délocaliser son blog à l’étranger afin d'éviter les foudres de la justice francaise et  déclarait "je ne souhaite pas en arriver là. Ce que je veux, c’est que les politiques prennent conscience que la loi électorale n’est plus adaptée et s’engagent à la modifier", expliquait-il. La Commission de contrôle reconnait qu’elle ne pourrait "pas faire grand chose" si un blogueur français décidait de se trouver un hébergeur à l’étranger.

Face à la panne technique

Jean-Marc Morandini

aurait été tout aussi démuni que ses autres confrères!

Attendons sereinement le second tour pour savoir si  la presse Suisse sera traitée à la sauce Belge ?