Après chaque manifestation de violence dans les ghettos de nos banlieues tout le personnel politique s'agite momentanément puis lorsque le calme est revenu les élus locaux constatent qu'ils restent bien seuls et bien dépourvus devant la grande pauvreté en dépit des promesses ! 

"Qui tu es toi pour me donner des ordres ?" Cette interrogation quelque peu abrupte  dans la bouche d'un ados d'une citée pourrie est certes banale mais pas pour autant porteuse d'espérance. Toutefois seule  les autruches,  pour qui tout va bien  et qui n'entendent rien non plus, peuvent être surprises.

Pour ces jeunes là  finis les nuances, seule existe la classe dirigeante et eux -les paumés- les laissés pour compte par les différentes composantes de cette fameuse classe  qui tient le haut du pavé! Pour eux Sarko ou DSK c'est du kif-kif bourricot! Ce ne sont que des super nantis et il n’est pas si facile de leur prouver le contraire.

 Il arrive tout de même, parfois, que l'on puisse être inculte mais pas automatiquement con!

 

Le plus étonnant c'est que cette fameuse classe dirigeante s'exonère  de toute responsabilité devant ce beau fiasco et se contente de désigner du doigt les familles de ces jeunes naufragés.

"La voix de son maître" après de longues campagnes d'intoxication  a réussi à faire admettre par un grand nombre de gogos que c'est la famille qui porte la responsabilité la plus lourde.  En effet si chaque père ou chaque mère avait plus d'autorité, s'ils tenaient mieux leurs enfants on n'en serait pas là! Il faut croire que la France est peuplée majoritairement par des célibataires car les parents des familles qualifiées de normales n'ignorent nullement les difficultés que leur réserve l'éducation de leur progéniture. Alors cela doit pas être plus facile pour un père de famille nombreuse, de plus chômeur, qui réside  dans un ghetto de notre belle France?

 

Petits et gros profiteurs crient au scandale et ce n'est finalement  qu'au petit peuple que l'on demande d'être solidaire en se serrant un peu plus la ceinture lors de chaque crise.

Alors comment peut-on être certain,  que des moutons déçus acceptent éternellement d'être tondus toujours plus court ?